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« Creative… mystical… exotic… bluesy… joyful. »
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« Without a doubt one of Canada’s finest bands. »
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Biographie

François Bourassa

«…un pianiste et compositeur de grande envergure dans son Montréal natal, François Bourassa privilégie un jeu avant-gardiste fluide, souvent teinté de lyrisme» Nate Chinen, The New York Times

François Bourassa au piano

Piano, composition | François Bourassa s’est constitué plusieurs domaines musicaux en quelque 30 ans de carrière. À titre de pianiste, de compositeur et de chef de groupe, il est reconnu depuis bien longtemps comme exemple du jazz contemporain canadien sur la scène internationale. Musicien modèle en ce qui concerne la constance et l’évolution de son art, il lance autant de défis à lui-même qu’à ses collègues et à un cercle toujours plus nombreux d’auditeurs.

Né à Montréal le 29 septembre 1959, Bourassa s’est d’abord initié au piano à domicile joué par sa mère pour ensuite se consacrer à la guitare pendant cinq ans. « La musique me passionnait déjà durant mon adolescence, se rappelle-t-il, je transcrivais de solos de Johnny Winter et de Jimi Hendrix. Mes goûts ont évolué à l’écoute du rock progressif, notamment Emerson, Lake and Palmer. À 17 ans, j’ai commencé à écrire mes premières pièces, après mon retour au piano. Mon passage au jazz s’est effectué par l’ensemble Return to Forever, après quoi j’ai découvert Keith Jarrett, Bill Evans, Miles et Coltrane. » Voué désormais à l’improvisation, quoique de manière autodidacte, François poursuit des études en composition à l’Université McGill jusqu’à l’obtention de son baccalauréat.

En 1985, à peine deux ans après la formation de son premier trio avec les frères Boisvert (Guy à la contrebasse et Yves à la batterie), Bourassa décroche le premier prix de la compétition du Festival International de Jazz de Montréal. «Nous nous sommes inscrits sur un coup de tête, par amusement quoi, avec très peu d’expérience sur scène», avoue-t-il; pourtant, les aptitudes instrumentales du pianiste et sa complicité avec les frères étaient évidentes. Armé de ce prix, le trio jouait de plus en plus en ville puis ailleurs au pays. Un an plus tard, soit en 1986, le pianiste signe Reflet I, un premier disque qui révèle ses principales sources d’inspiration : Bill Evans, McCoy Tyner et Wayne Shorter

Dans la foulée de ses premiers succès, Bourassa retourne aux bancs d’école, cette fois-ci au New England Conservatory of Music de Boston où il poursuit et termine des études de maîtrise auprès d’éminents professeurs comme George Russell, Fred Hersch, Tom McKinley et Miroslav Vitous. Toujours actif, le trio cultivait son public non seulement à domicile mais aussi à l’étranger, tournant successivement en Europe en 1988, les États-Unis quatre ans plus tard et l’Orient l’année suivante. En 1992, le groupe récidive avec un second disque, Jeune, Vieux, Jeune. Outre le répertoire de pièces originales écrites pour son groupe, le pianiste s’est mis à créer des œuvres plus ambitieuses incorporant des sections de cordes (du quatuor à l’orchestre complet), voire des messes et musiques pour ballets. « J’aime bien la liberté et la spontanéité, mais aussi l’organisation, note-t-il, quoi que c’est très difficile écrire pour des gens qui n’improvisent pas, parce que l’on ne peut rien prendre pour acquis, comme le phrasé ou les dynamiques, mais il faut éviter aussi la surcharge de matériel composé; l’essentiel est de trouver un équilibre. »

En 1996, Bourassa publie Echo, un disque qui contribue à rehausser considérablement son profil sur la scène internationale. Cet enregistrement marque également la fin du trio comme tel et l’arrivée d’un quatrième membre en la personne du saxophoniste ténor et flûtiste montréalais de premier plan André Leroux. « Depuis nos débuts, André venait se joindre à nous par moments, se rappelle le pianiste, puis en 1995, il m’a invité pour un concert en duo et le rapport était si bon entre nous que j’ai décidé de l’incorporer comme membre régulier de mon ensemble. S’affichant dès lors comme le « François Bourassa Trio + 1 », la formation est mue d’une nouvelle force et d’une profondeur d’expression sur son disque Cactus de 1998, deux atouts qui contribuent de manière décisive à son évolution vers le prochain disque Live au club Top of the Senator de Toronto de 2001, album recompensé par un Prix Juno l’année suivante.

«Je crois être devenu plus aventureux en quartette, avance le pianiste, car André met en relief un autre versant dans ma musique. Il a une magnifique énergie alors que j’ai un côté plus introspectif. Sa présence dans le groupe a provoqué un gros changement, car il m’a permis d’exprimer davantage mon amour pour la musique de Coltrane et de Shorter.»

D’autres développements s’ensuivent, en commençant par la publication d’un nouvel opus, Indefinite Time en 2002; désormais nommé le «François Bourassa Quartet», l’ensemble se dote d’un nouveau batteur (Greg Ritchie), voire d’un second percussionniste, l’Ivoirien Aboulayé Koné, entendu sur la plage Boubacar : dédié au musicien malien Boubacar Traoré, ce morceau révèle un autre intérêt du pianiste, soit l’ajout d’une touche africanisante à sa musique. Le djembé et le tambour parlant de Koné sont de nouveau présents en 2007 lors de la sortie du disque Rasstones, le poste de la batterie divisé cette fois-ci entre Ritchie et Philippe Melanson, le second assurant depuis la relève dans cette formation qui fait belle figure sur les scènes canadiennes et internationales.

Parmi ses aventures des dernières années, Bourassa a tâté des terrains plus ouverts en se produisant occasionnellement aux côtés du saxophoniste Jean Derome et du batteur Pierre Tanguay; en 2005, il a obtenu une résidence de six mois à New York; comme compositeur, il est de plus en plus sollicité, sa plus récente commande étant un concerto pour vibraphone et marimba. Mais au-delà de ces variables, une constante demeure : le quartette. Sur son tout nouvel enregistrement, Idiosyncrasie, on y trouve des éléments de mystère, de fantaisie et de passion qui offrent des angles et espaces sonores inédits en plus d’une complicité approfondie et télépathique entre ses membres. «La continuité est importante pour moi», soutient le pianiste, affirmant du reste qu’«[…] il m’est toujours facile de revenir au groupe après une période passée à travailler d’autres projets. Le défi consiste à écrire une musique qui me permet de franchir un autre pas, parce que je n’ai aucune envie de répéter ce que j’ai déjà fait. Je suis toujours ouvert à de nouvelles découvertes, ça ne finit jamais, quoi.»

Bob Blumenthal, Auburndale, MA, avril 2011; Traduction : Marc Chénard

François Bourassa s’est constitué plusieurs domaines musicaux en quelque 30 ans de carrière. À titre de pianiste, de compositeur et de chef de groupe, il est reconnu depuis bien longtemps comme exemple du jazz contemporain canadien sur la scène internationale. Musicien modèle en ce qui concerne la constance et l’évolution de son art, il lance autant de défis à lui-même qu’à ses collègues et à un cercle toujours plus nombreux d’auditeurs.

Parmi ses aventures des dernières années, il a tâté des terrains plus ouverts en se produisant occasionnellement aux côtés du saxophoniste Jean Derome et du batteur Pierre Tanguay; en 2005, il a obtenu une résidence de six mois à New York; comme compositeur, il est de plus en plus sollicité, sa plus récente commande étant un concerto pour vibraphone et marimba. Mais au-delà de ces variables, une constante demeure : le quartette. Sur son tout nouvel enregistrement, Idiosyncrasie, on y trouve des éléments de mystère, de fantaisie et de passion qui offrent des angles et espaces sonores inédits en plus d’une complicité approfondie et télépathique entre ses membres. « La continuité est importante pour moi », soutient le pianiste, affirmant du reste qu’«[…] il m’est toujours facile de revenir au groupe après une période passée à travailler d’autres projets. Le défi consiste à écrire une musique qui me permet de franchir un autre pas, parce que je n’ai aucune envie de répéter ce que j’ai déjà fait. Je suis toujours ouvert à de nouvelles découvertes, ça ne finit jamais, quoi.»

Bob Blumenthal, Auburndale, MA, avril 2011 (tr Marc Chénard).